La mesure d’impact, c’est l’évaluation de rendement d’une organisation. Tout comme dans le contexte de la gestion des ressources humaines, tout commence par une série de questions:

– Que faut-il mesurer?
– Comment mesurer et quantifier le « qualifiable »?
– Pourquoi et pour qui mesurer?
– Quand faut-il mesurer et à quelle fréquence?
– Quels sont nos impacts directs et indirects?
– Quelle équilibre trouverons-nous entre le long terme et l’immédiat?
– Quelle est la pertinence de nos indicateurs?
– Et bien plus encore…

Les réponses se sont retrouvées dans les concepts de flexibilité, d’adaptabilité et de comparabilité. Chaque secteur doit avoir des indicateurs spécifiques, mais comparables, les indicateurs doivent être évocateurs pour l’interlocuteur auquel ils seront présentés, un peu comme les caractéristiques d’un produits qui sont utilisées comme arguments de vente auprès de clients spécifiques. Il n’est pas essentiel de tout dire, mais plutôt de savoir quoi dire à qui et en temps opportun.

Les entreprises d’économie sociale doivent disposer de toute une panoplie d’information à communiquer. L’information doit provenir d’un processus d’évaluation continue. L’évaluation doit être perçue comme nécessaire à l’avancée et au développement de l’organisation et non pas comme nécessaire à l’obtention des subsides de l’état. Il est important de proposer des indicateurs qui reflètent la réalité de l’organisation et qui sont pertinents avant de se faire imposer des indicateurs par des bailleurs de fonds et autres tierces parties.

Le processus d’évaluation devrait impliquer toutes les parties prenantes et proposer des perspectives différentes de l’organisation. Exactement comme le propose le concept d’évaluation 360 degrés. La charge de l’évaluation devrait aussi être répartie entre les parties requérantes et idéalement conduite en collaboration en impliquant une partie neutre.

L’impact correspond étroitement à l’idée de la finalité sociale de l’entreprise. Il est rattaché aux produits et services offerts par l’organisation, cependant, il les dépasse puisqu’il touche toutes les interactions que cette dernière a avec son environnement.