Crédit Photo: Michel Harnois de gauche à droite: Caroline Trahan, Chef de division approvisionnements à la Ville de Repentigny, Guillaume Freire, Attaché politique de Gabriel Ste-Marie, Danielle Allard, Préfète de la MRC de Montcalm, Marc-André Brûlé, Directeur de la TRESL, Darllie Pierre-Louis, Présidente de la TRESL, Jacques Tremblay, Attaché politique de Luc Thériault

Crédit Photo: Michel Harnois
de gauche à droite: Caroline Trahan, Chef de division approvisionnements à la Ville de Repentigny, Guillaume Freire, Attaché politique de Gabriel Ste-Marie, Danielle Allard, Préfète de la MRC de Montcalm, Marc-André Brûlé, Directeur de la TRESL, Darllie Pierre-Louis, Présidente de la TRESL, Jacques Tremblay, Attaché politique de Luc Thériault

Un long parcours

Depuis 2012, la TRESL milite pour recueillir un support politique dans l’intérêt de ses membres. En effet, comme les entreprises d’économie sociale commercialisent des produits et services pour alimenter leur mission sociale, il apparait évident que le meilleur moyen de les soutenir, est de faire affaires avec elles. Ce n’était par contre pas si évident que ça au début, notamment à cause de certains préjugés que le public et aussi nos élus entretenaient face à l’économie sociale à l’époque.

À force de rencontres, de présentations, d’invitations et de beaucoup de persévérance, la TRESL a recueilli en date du 30 septembre 2016, 45 déclarations d’engagement provenant d’autant d’organisations publiques lanaudoises. Villes, MRC, ministères, organisations de développement local, bureaux de députés et autres se sont engagées à mieux connaître l’économie sociale, ses produits et services, ses entreprises et ses retombées considérables dans la région. L’objectif ultime de cet engagement est de mettre au service de la communauté, l’immense pouvoir d’achat des organisations publiques.
Aujourd’hui, nous ajoutons les déclarations suivantes :
– Bureau du député de Joliette à la Chambre des communes, M. Gabriel Ste-Marie
– Bureau du député de Montcalm à la Chambre des communes, M. Luc Thériault
– Bureau de la députée de Repentigny à la Chambre des communes, Mme Monique Pauzé
– La municipalité de Notre-Dame-de-la-Merci
– La municipalité de St-Félix-de-Valois
– La municipalité de St-Jean de Matha
– La MRC de Montcalm
– La ville de Repentigny

Avec ces ajouts, l’ensemble des députés provinciaux et fédéraux, 4 des 6 MRC, 2 ministères, 34 villes et municipalités ainsi que des organisations de la société civile de Lanaudière ont déposé leur engagement.
La TRESL et ses membres ont œuvré sans ménager les efforts pour « professionnaliser » l’image de l’économie sociale, lutter contre les stigmates qui y étaient faussement rattachés et sensibiliser les pouvoirs publics lanaudois aux impacts sociaux positifs et autres avantages d’une économie sociale forte. Aujourd’hui, avec une majorité organisations publiques ayant déposé leur déclaration d’engagement, ces efforts portent leurs fruits.

Crédit photo: Michel Harnois Karelle Massy, participante au projet Mentor Actif de la Coopérative d’Animation Jeunesse de L’Assomption (CAJA), qui a témoigné de la différence que font les entreprises d’économie sociale dans le quotidien des gens.

Crédit photo: Michel Harnois
Karelle Massy, participante au projet Mentor Actif de la Coopérative d’Animation Jeunesse de L’Assomption (CAJA), qui a témoigné de la différence que font les entreprises d’économie sociale dans le quotidien des gens.

Une rencontre au bénéfice de tous

Au Centre d’action bénévole Emilie-Gamelin, sont réunis aujourd’hui 31 représentants de 25 organisations publiques différentes qui ont rencontré 14 entrepreneurs pour échanger sur les besoins des marchés publics et sur l’offre de produits et services de l’économie sociale. Gestion environnementale, direction artistique, alimentation, transport actif, mise en valeur des milieux naturels, rembourrage commercial, espaces locatifs, papeterie et fournitures de bureau, contrôle animalier et autres ont été au menu de ce dîner tournant visant à tisser des liens entre les différents services des approvisionnements et les entreprises d’économie sociale lanaudoises.

« Les entreprises d’économie sociale, ont un but premier; le mieux-être de chacun des individus qu’elles touchent! Les villes et municipalités sont des milieux de vie. Elles sont au cœur du développement humain.
Les villes et les entreprises d’économie sociale ont donc un objectif en commun, l’ amélioration du bien-être de chaque individu et des conditions de vie dans leur milieu. Nous pouvons travailler ensemble à l’atteinte de ce but, non pas dans une relation « subventionnaire / subventionné », mais plutôt dans une relation partenariale concrète, en répondant à nos besoins mutuels. »

– Darllie Pierre-Louis, – Présidente de la TRESL et directrice générale du Buffet Accès Emploi, entreprise d’insertion

guide d'exploration des produits et services de l'économie sociale
La TRESL lance aussi lors de cette occasion un guide d’exploration des produits et services de l’économie sociale à l’intention des organisations publiques. Ce guide offre des exemples de ce qu’il sera possible d’obtenir comme information sur le site web de la TRESL et s’adresse plus spécifiquement aux responsables des achats des villes et autres organisations qui ont déposé leur déclaration d’engagement envers l’économie sociale. D’autres volets de ce guide, orientés vers les services aux individus et les services aux entreprises seront à paraître ultérieurement.

Un répertoire de produits et services locaux et socialement responsables

Le répertoire en ligne de la TRESL a pour objectif que les approvisionneurs et les entrepreneurs puissent se retrouver via un espace virtuel pour nouer des relations d’affaires profitables à tous et bénéfiques pour le développement de notre région. Depuis juin 2016, la TRESL invite ses membres et partenaires à créer leur fiche sur le répertoire de l’économie sociale en adhérant à la TRESL au www.tresl.org sous l’onglet « devenir membre ».
Les membres de soutien (Villes, MRC, Ministères, Commissions scolaires, députés provinciaux et fédéraux) sont invités à fournir de l’information de base sur leurs habitudes d’achats et découvrir des produits et services qui répondent à leurs besoins de façon responsable en soutenant l’économie régionale.

La base de données fonctionne en deux volets; soit une liste de produits et services identifiables par zones géographiques, par catégories de produits ou par nom de fournisseur, et un répertoire de clients institutionnels soucieux de faire une différence.

Les entreprises d’économie sociale

Les entreprises d’économie sociale, ont un but premier; Le mieux-être de chacun des individus qu’elles touchent! Pour atteindre ce but, elles génèrent de l’activité économique, plus d’un demi-milliard de dollars dans Lanaudière et créent des emplois, tout près de 6000 encore une fois dans Lanaudière seulement.

Les entreprises d’économie sociale ont une propriété locale et collective et sont enracinées solidement et profondément dans leur milieu. Elles sont fondées sur une économie réelle, transigent avec des personnes physiques des produits et services concrets. Leur existence repose sur des échanges avec leurs concitoyens et c’est exactement pour cette raison qu’on souhaite s’impliquer en économie sociale, par engagement citoyen, à cause d’une responsabilité mutuelle entre l’entreprise et les différents groupes d’intérêts (travailleurs, usagers, partenaires…) qui y sont rattachés. C’est aussi en se basant sur ces échanges qu’on réparti les surplus. L’économie sociale, ça profite ici et ça profite à tout le monde!

« Il a été démontré que les entreprises d’économie sociale sont plus durables que les entreprises du secteur traditionnel à but lucratif. On peut compter sur elles pour l’avenir. »
– Nicolas Marceau, – Député de Rousseau, Vice-président de la Commission des finances publiques, Porte-parole de l’opposition officielle responsable de la région de Lanaudière, Porte-parole de l’opposition officielle en matière de relations Québec-Canada, Porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances

Un constat partagé

Lors du GSEF 2016, (Forum Mondial de l’Économie Sociale, tenu en septembre à Montréal), des dizaines de maires et mairesses de villes aussi différentes que Paris, Bamako, Barcelone, New York, Granby et Chibougameau nous ont entretenus sur leur vision de l’économie sociale et solidaire ainsi que sur la contribution que cette dernière pourra jouer dans leur milieux respectifs.

Ces derniers nous partagent une vision de partenariats, d’investissements, de développement humain dans un cadre économique viable, un environnement sain et qui permet l’épanouissement culturel de chacun. L’économie sociale a été citée comme principal vecteur de développement, comme une solution idéale aux dérives d’une économie capitaliste démesurément financiarisée.

Nous avons assisté à un changement de paradigme hautement intéressant. L’économie sociale passe d’une économie « de pauvres », une économie « de réparation », à une économie sur laquelle se construiront les grands projets de société du 21e siècle. Un consensus, les gouvernements de proximité et les entreprises d’économie sociale devront être partenaires pour créer l’innovation sociale, faire évoluer les modèles de participation citoyenne et influencer à notre image les législations nationales, fédérales et mondiales pour le bénéfice de nos communautés.

La table est donc mise pour la co-construction d’un avenir ensemble. Le monde place désormais l’économie sociale à l’avant-scène du développement des communautés, le Québec rayonne de par son expertise, son dynamisme en économie sociale et Lanaudière y contribue à sa juste part. En unissant nos efforts pour générer de l’activité économique sous forme collective et locale, nous outillons nos coopératives et OBNL pour qu’elles assurent un développement humain, viable, responsable et durable.